Parfois, je n'ai besoin de quasiment rien. Seulement d'un peu de répit.
Cela peut passer par de nombreuses choses, souvent toutes aussi simples les unes que les autres.
Par exemple, là, à cet instant, j'ai ce fameux répit que j'apprécie tout particulièrement : allongée sur mon lit, fenêtre ouverte et temps radieux, je savoure ce moment de calme et j'en apprécie tous les bienfaits. Pourtant, je suis au 3e jour de convalescence, j'ai souffert en début de semaine à cause d'un virus à la noix qui m'a pourri ma semaine, de beau temps, mais aussi de boulot. Mais ce moment est bien trop précieux pour le laisser passer. A ces instants de la journée, dans la chambre de mon appartement, le soleil se montre présent mais je reste dans la fraîcheur de l'ombre. C'est parfait.
Dans ces moments de répit, souvent je ne fais rien. J'en ai besoin, afin de reprendre le cours des choses, après. On peut penser regrettable de ne rien faire durant ces moments de plénitude mais, à mon sens, c'est ce moment choisi qu'il nous faut pour faire pause. Cela peut durer plusieurs heures, mais parfois quelques minutes suffisent pour repartir, pour réfléchir.
Ces moments me prouvent encore mon besoin d'être parfois seule. Ce n'est pas égoïste, juste, à mon sens, ces moments doivent être privilégiés. J'ai ce besoin d'être seule pour être certaine d'avoir le besoin d'être aussi accompagnée dans mon quotidien, ces moments seule qui me permettent de réfléchir, mais aussi agir... Ces moments seule où je peut faire travailler mon esprit comme bon lui semble, au fil de ses envies.
Alors ces moments de répits, je les aiment seules, et dans ma chambre, même si j'ai maintenant mon propre appartement. Pourquoi ? Peut-être parce que pendant longtemps, tout au long de ma petite existence, ma chambre fût mon refuge, et mon endroit de répit. J'ai toujours eu un fort lien avec ce lieu, même si cela peut paraître étrange pour certains. Nous avons tous, je pense, besoin d'un endroit fixe pour se donner un moment de répit. Le mien, est ici, et qu'importe où je serai dans quelques années, il sera toujours au même endroit.
Dès le début de cette longue année où nous avons beaucoup souffert professionnellement avec mes collègues, où j'ai très peu emmagasiné de vitamine D pour cause de peu de soleil, où j'ai de nouveau arrêté toute activité sportive, où j'ai peu profité de ces moments de répit, je me suis promise de faire le contraire dès que je le pourrais. Et cet exemple, aujourd'hui, en est la preuve.
J'ai envie de rester des heures dehors à me balader, à pied, en vélo, prendre le soleil et manger une glace, j'ai envie de sentir la brise le soir au coucher du soleil sur ma peau, j'ai envie d'être de nouveau motivée par mes propres victoires sportives et pas seulement devant celles des autres. J'ai envie de construire d'autres moments de répits, des moments partagés, des moments peut être plus publics, mais j'ai envie de vivre de nouveaux ces moments dont j'ai été brièvement privée.
Pardon l'hiver, je t'aime quand il neige à gros flocons et que je suis sous un plaid devant une série, mais j'aime par dessus tout l'été, le début de l'été, avec un printemps majestueux, colérique et instable comme moi. Et je ferais en sorte de tout faire pour en profiter chaque seconde.
M.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire